Etude pour la figure de Pan par Charles-Joseph Natoire

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Etude pour la figure de Pan par Charles-Joseph Natoire.

Charles-Joseph Natoire

Nîmes, 1700 – Castel Gandolfo, 1777

Etude pour la figure de Pan

 Annoté en bas à droite à la pierre noire : Natoire.

Pierre noire traitée à l’estompe, sanguine et lavis de sanguine sur papier beige

492 mm x 402 mm – 19 3/8 x 15 13/16 in.

Provenance – Marseille, vente, 13 octobre 1991 ; Paris, galerie Jean-François Baroni, 1999-2000 ; Londres, vente Sotheby’s, 6 juillet 2004, n°121 ; Paris, Artcurial, 18 novembre 2014, n° 13.

Bibliographie – Susanna Caviglia-Brunel, Charles-Joseph Natoire, Paris, Arthena, 2012, p. 373, D. 453.

 

Lauréat du Grand Prix, en 1721, après une formation parisienne auprès de Louis Galloche et de François Lemoyne, Charles-Joseph Natoire est nommé pensionnaire de l’Académie de France à Rome en 1723. Au cours de ce séjour, il étudie et dessine d’après nature paysages et antiques, s’intéresse à l’œuvre de Pierre de Cortone et passe quelque temps à Venise. À son retour à Paris en 1729, sa réputation s’établit rapidement. Agréé à l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1730, il travaille à d’importants projets picturaux pour le château de La Chapelle-Godefroy à Saint-Aubin ou l’hôtel du duc d’Antin à Paris et exécute de nombreuses commandes royales pour les châteaux de Versailles, de Fontainebleau et de Marly. Nommé directeur de l’Académie de France à Rome en 1751, il passera le reste de sa vie en Italie.

 

Fig 1.

Ce dessin est une étude préparatoire pour le personnage de Pan jouant de la flûte, situé à droite du Triomphe de Bacchus, toile réalisée en 1750 et exposée au Salon de la même année (cf. livret n° 26 : Un tableau en largeur de 6 pieds (1,951) sur 5 (1,626) de hauteur, représentant le Triomphe de Bacchus). Cette œuvre aujourd’hui perdue est connue grâce à une copie conservée au museo Amadeo Lia à la Spezia (fig. 1, inv. 37)[1]. Selon Susanna Caviglia-Brunel, cette scène bachique  constituait une sorte de réplique inversée du Triomphe de Bacchus exécuté par l’artiste pour le concours de 1747 (Paris, Musée du Louvre, inv. 6854).

L’utilisation de la sanguine et de la pierre noire pour un même personnage se développe dans les études de l’artiste au début des années 1740. Susanna Caviglia-Brunel observe « une interaction croissante entre ces deux media à travers un jeu de nuances subtiles mais aussi une spécialisation dans leur emploi :  la pierre noire est ici utilisée selon une logique réaliste pour les cheveux et les pupilles ainsi que pour les ombres ».

 

[1] Cf. Susanna Caviglia-Brunel, Charles-Joseph Natoire, Paris, Arthena, 2012, p. 372-373, d’après P. 212.

 

Constat d’état – Doublé sur papier Japon, ancienne réintégation sur le côté gauche. Pliure horizontale et petite tache brune en bas à gauche.

Propositions d'encadrements

Pas de cadre, Cadre Louis XVI plat Or (4cm), Cadre Louis XVI plat Noir et Or (4cm), Cadre Louis XVI or (3cm)