Vue de l’intérieur d’un atelier de fonderie, École russe, XIXe siècle

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Très belle image appartenant aux prémices de la mythologie de la métallurgie en Russie.

Vue de l’intérieur d’un atelier de fonderie, école russe du XIXe siècle.

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École russe, XIXe siècle

Vue de l’intérieur d’un atelier de fonderie

Inscrit en cyrillique, en bas à gauche, Usine Kouvinski, moulage de fonte et daté, en bas à droite, Mai 1880.

Plume et encre noire, aquarelle et gouache.

242 x 440 mm – 9,53 x 17,32 in.

La Révolution industrielle en Russie engendra la nécessité, comme partout ailleurs, de mécaniser les secteurs d’activité et d’assurer la croissance des transports, deux axes de développement qui ne pouvaient se faire sans l’essor de l’industrie métallurgique. Pour réaliser les lignes du chemin de fer d’Odessa, de celui du Sud-Ouest, des chemins de fer transcaucasiens et transcaspiens, mais aussi pour équiper les filatures de coton et les usines sucrières en machines, il fallut transformer les ateliers de fonderies en grandes entreprises. 

Dans cette remarquable représentation d’un atelier de fonderie on aperçoit, placés en symétrie, les grands fours d’où s’écoule le métal en fusion guidé par les hommes vers les moules. L’image est impressionnante par son sens des contrastes lumineux et de l’architecture de la fonderie, dont elle documente l’activité avec précision. Elle décrit aussi une condition pré-révolutionnaire dans laquelle l’homme n’est qu’un outil parmi d’autres. Il faudra attendre la Révolution de 1917 pour que l’ouvrier métallurgique devienne pleinement le colossal héros soviétique dépeint par Alexandre Deineka ou Piotr William, sculpté par Ivan Chadr ou Mikhaïl Bakounine ou mis en musique par Alexandre Mossolov (Fonderie d’acier, 1927).

Constat d’état – Légère oxydation de la gouache blanche, dessin légèrement frotté. Bon état général.