Jupiter recevant le nectar d’Hébé par Pierre Lélu

SOLD

Pierre Lélu

Paris 1741 – Paris 1810

Jupiter recevant le nectar d’Hébé

Encre et lavis brun.

165 x 337 mm – 6 1/2 x 13 1/4 in.

Contrecollé sur un montage ancien.

Pierre Lélu, né en 1741 dans une famille d’orfèvres, était le fils de Claude Lélu et Marie-Geneviève Paris. Bien que ses parents aient émis le souhait qu’il devienne médecin, Pierre manifesta dès son enfance un goût prononcé pour les beaux-arts. Après avoir été formé dans les ateliers de  François Boucher et Gabriel-François Doyen, il se consacra à la gravure de sujets de genre et religieux.

En 1761, il entreprit son premier voyage en Italie, où il réalisa des copies d’œuvres de Raphaël, Le Dominiquin, et d’autres artistes renommés. De retour à Paris vers 1767, il entra au service du marquis Jean-Baptiste-Charles-François de Clermont d’Amboise, qu’il accompagna dans diverses cours d’Europe en tant que secrétaire d’ambassade. Il visita également l’Espagne et le Portugal avant de retourner en Italie. En 1777, à Marseille, il fut nommé membre de l’Académie. A partir de 1780, il travailla au service du comte de Saint-Morys, grand collectionneur d’art, dont il grava la plupart des dessins de sa collection.

Pendant la Révolution française, Lélu effectua son troisième et dernier séjour en Italie. En 1789, il reçut une commande du prince de Condé pour une série de tableaux illustrant sa vie. Ses œuvres furent exposées au Salon de 1793 (le Salon de l’An II), notamment Mort de Virginie et L’Ouragan.

Dans cette étude à la plume et encre brune, l’artiste représente deux personnages sur des nuées. À gauche, une jeune femme, drapée d’une longue tunique, soulève une œnochoé dont le breuvage coule dans une coupe tenue par un homme barbu assis. Il s’agit de la déesse Hébé, fille de Zeus et Héra, échansonne des dieux dans la mythologie grecque, servant à son père, dieu du ciel, reconnaissable au foudre qu’il porte, le nectar -boisson permettant aux dieux de jouir de l’Immortalité.

Notre dessin illustre bien le goût de Pierre Lélu pour les sujets mythologiques et religieux qu’il dessine, avec vigueur, privilégiant la plume et l’encre brune pour sculpter la lumière de ses grands aplats de lavis brun.

Constat d’état : Bel état général.