Paire de Scènes pastorales par Francesco Giuseppe Casanova

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Francesco Giuseppe Casanova

Londres, 1727 – Brühl (Autriche), 1803

Paire de Scènes pastorales

– Bergers et bergères au repos, un enfant jouant avec un agneau

Pierre noire, lavis d’encre noire et rehauts de craie blanche

Signé en bas à gauche : ­­Casanova. F

218 x 178 mm – 8 9/16 x 7 1/64 in.

Au verso sur le carton d’encadrement, en haut, étiquette collée portant une inscription imprimée à l’encre noire : F. PETIT / 95, Rue Ampère, PARIS

Encadré dans un cadre de style Louis XVI

 

– Bergers et bergères au repos, un berger jouant de la flûte

Pinceau, lavis d’encre brune et d’encre noire avec traits de craie blanche.

Signé en bas à gauche : ­­Casanova. F. 

218 x 178 mm – 8 9/16 x 7 1/64 in.

Au verso sur le carton d’encadrement, en haut, étiquette collée portant une inscription imprimée à l’encre noire : F. PETIT / 95, Rue Ampère, PARIS.

Encadré dans un cadre de style Louis XVI.

 

 

Issu d’une famille d’acteurs italiens itinérants fixés à Londres, Francesco se rend très jeune, avec ses parents, à Venise où son intérêt pour le dessin et la peinture fut encouragé. Il effectue son apprentissage dans l’atelier de Gianantonio Guardi puis dans celui du peintre de batailles, Francesco Simonini. En 1751, il quitte l’Italie pour Paris puis se rend à Dresde où il se consacre à l’étude des peintures de la galerie de l’Electeur, exécutant de nombreuse copies et s’intéressant à l’œuvre du peintre hollandais Philippe Wouwermans, prolifique peintre de batailles et de parties de chasse du XVIIe siècle. De retour à Paris, en 1758, il parfait sa formation aux côtés de Charles Parrocel. En 1761, il remporte un vif succès en exposant une Scène de bataille au Palais du Luxembourg et, en 1763, il est accepté par l’Académie avec un Combat de cavalerie. Il expose régulièrement aux Salons confirmant sa réputation saluée par le critique Denis Diderot : Ce Casanova est dès à présent un homme à imagination, un grand coloriste ; une tête chaude et hardie ; un bon poète ; un grand peintre[1]. Deux de ses frères, Giovanni Battista et Giacomo, furent célèbres, le premier comme peintre et historien et le second comme aventurier notoire dont les exploits étaient contés dans les salons.

 

Hormis les combats de cavalerie et les scènes de chasse, Casanova réalisa également des paysages aves des animaux et des sujets pastoraux[2]. Nos deux dessins s’inscrivent dans l’évocation de la poésie pastorale du XVIIIe siècle où l’homme se sent en parfaite harmonie avec la nature, illustrant un monde champêtre idéalisé.

 

L’étiquette au verso nous indique que les cadres de style Louis XVI et le montage ont été réalisés, à la fin du XIXe siècle, par la maison Frédéric Petit spécialisée en dorure et encadrements, située au 95 rue Ampère dans le 17e arrondissement de Paris.

 

Constat d’état – Bon état général

 

[1] Salon de 1761 dans Essais sur la peinture. Salons de 1759, 1761, 1763, Paris, Hermann, 2007, p. 164.

[2] Comme par exemple un dessin La Cascade conservé au musée du Louvre (inv. REC 72)