Portrait de Giovanni Battista Capponi par Mauro Gandolfi

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Mauro Gandolfi

Bologne, 1764 – Bologne,1834

Portrait de Giovanni Battista Capponi

Plume, encre noire et lavis gris. Trait d’encadrement à l’encre noire.

201 x 114 cm – 7 15/16 x 4 1/2 in.

 

Bibliographie : Jean-Luc Baroni, Primaticcio to the Gandolfis. Three Centuries of Emilian Paintings, Frawings, and Prints, P & D  Colnaghi, Spring 1987, p. 50-52 ; 18th Century Italian Drawings in the Metropolitan Museum of Art, New York, 1990, p. 76-77 ; Donatella Biagio Maino, Anna Maria Matteucci Armandi et Anna Ottani Calvina, Savelli, Dipinti antichi. « Idea Prima ». Disegni e modelli preparatori, pittura di tocco dal ‘500 al ‘700, 1996, p. 145-148, ill. p. 147

 

 

Mauro Gandolfi, né à Bologne en 1764, fils de Gaetano, quitte l’Italie en 1780 pour effectuer un voyage à Marseille, Strasbourg, Paris et plusieurs villes de Flandre.  De retour à Bologne, il étudie, dès 1791, à l’Accademia Clementina et collabore avec son père. Son travail s’oriente très vite vers la gravure et, en 1801, il se rend à Paris à l’invitation de Pierre Laurent et de Robillard-Péronville pour réaliser des eaux-fortes d’après les œuvres majeures des musées français.  Le ministre Charles Maurice de Talleyrand lui confie la restauration de tableaux achetés en Italie. En 1816, il effectue un court voyage aux États-Unis, appelé par le peintre John Trumbull pour réaliser une gravure de son tableau Les Signataires de la déclaration d’indépendance (engagement qu’il n’accepte pas).  De retour en Italie, il travaille pour Luigi Bardi à Florence, réalisant des gravures d’après d’importants tableaux de maîtres anciens.

 

Notre dessin est un portrait de Giovanni Battista Capponi, poète, botaniste, médecin, philosophe et astrologue, qui vécut à Bologne de 1620 à 1675.

 

fig.1

Cette feuille appartient à une série de quatre dessins réalisés par Mauro Gandolfi représentant des portraits d’hommes illustres des sciences et de la littérature scientifique : Giovan Battista della Porta conservé à l’Université de Bologne, Anton van Leeuwenhoek au Metropolitan Museum of Art de New York[1] (fig. 1, inv. 1987.177) et Joseph Pitton de Tournefort dans une collection privée à Bologne[2].

 

Ces trois feuilles et la nôtre, exécutées par Mauro Gandolfi, reprennent des modèles que son père Gaetano a réalisés à la demande de Ferdinando Bassi (1710- ?), assistant du célèbre botaniste Giuseppe Monti et gardien des plantes exotiques au Jardin Botanique de Bologne. Celui-ci commanda, aux artistes de l’Accademia Clementina de Bologne, des portraits dessinés à la plume et à l’aquarelle des plus illustres scientifiques de l’Antiquité à son époque Illustrium in Re Botanica Scriptorum pour constituer une galerie idéale, nommée avec orgueil, la Pinacoteca Bassiana. Parmi les 150 dessins de cet ensemble, aujourd’hui conservés au Jardin Botanique de l’université de Bologne, la grande majorité revient à Gaetano Gandolfi.

 

Donatella Biagi Maino, qui a découvert et mené des recherches sur cet important ensemble, a confirmé l’attribution de notre feuille à Mauro Gandolfi. Elle n’est cependant pas parvenue à percer le mystère de cette reprise de l’œuvre de Gaetano par son fils : était-ce juste un exercice, un ricordo ou une commande ?

[1] Publié, à tort, comme attribué à Gaetano Gandolfi par Jacob Bean et William Griswold (cf. 18th Century Italian Drawings in the Metropolitan Museum of Art, New York, 1990, p. 76-77)

[2] Donatella Biagio Maino, Anna Maria Matteucci Armandi et Anna Ottani Calvina, Savelli, Dipinti antichi. « Idea Prima ». Disegni e modelli preparatori, pittura di tocco dal ‘500 al ‘700, 1996, p. 145-148, ill. p. 147.